Carnet de voyage : la Drôme Provençale #3

Les jolis villages

Ce troisième article « Carnet de Voyage » dédié à la Drôme provençale vous plonge dans les villages que nous avons pu visiter ou traverser au cours de notre séjour.

Je vous emmène avec nous, sans trop de blabla mais un peu d’Histoire ( on ne se refait pas ! 😉 ), mais avec quelques clichés coup de cœur ! Vous suivez ? 🙂

Bouchet

Nous avons fait halte à Bouchet, en bordure de l’enclave des papes, pour admirer son abbaye cistercienne de femme, fondée au XIIème siècle. Aujourd’hui, l’abbaye est préservée au coté d’un important bâtiment monastique dédiées aux sœurs converses. A l’origine ce bâtiment était occupé par le cellier (au rez-de-chaussée) et par le dortoir des sœurs converses à l’étage. Aujourd’hui, de nouvelles salles sont aménagées à l’étage qui est occupé par des bureaux tandis que le rez-de-chaussée, par une cave.
Ce village avait tout pour nous plaire : une riche Histoire, un calcaire coquillé, des oliviers et la fontaine sur la place du village ⛲.

Grignan

Nous avons rejoint Grignan à plusieurs reprises pour déjeuner ou dîner et nous en avons profité pour nous balader dans les ruelles. Nous n’avons pas pris le chemin du château, que nous avions déjà visité à plusieurs reprises … Les lavandes étaient malheureusement déjà coupées à cette période de l’été, néanmoins je garde le souvenir d’une excursion-photo l’été dernier où le village était encore bordé de ces champs de lavandes (l’article sur le blog est d’ailleurs par ICI !)

Suze-la-Rousse

Nous nous sommes rendus à Suze-la-Rousse une seule fois (lorsque nous avons déjeuné au restaurant Le Brigand). Nous avons pris les sentiers menant jusqu’au château qui accueille aujourd’hui l’Université du vin. Pourtant, l’origine de cette forteresse date de l’époque médiévale et a subit ses principales transformations au XVIème puis au XVIIIème siècle. Si l’extérieur reste assez austère et témoigne du caractère défensif de la construction, les façades intérieures incarnent en revanche la richesse de l’architecture Renaissance, avec ses fenêtres à meneaux caractéristiques.
Autour du château, se trouve encore la salle du jeu de paume du XVIème siècle, dont l’encadrement de la porte offre encore les moulurations raffinées de l’époque. L’Histoire veut que sa construction coïncide avec la visite au château du roi Charles IX et de sa mère, Catherine de Médicis.

Visan

Notre coup de cœur a été la découverte du village de Visan – situé dans l’enclave des papes, dans le département du Vaucluse – dont nous avons arpenté les ruelles sous une chaleur torride (sans eau, car nous sommes toujours très prévoyants).

Nous avons suivi les chemins pavés pittoresques jusqu’aux ruines de l’ancien château daté du XIIème siècle, desquelles on a une vue imprenable sur la campagne alentour et sur les vignes.
La richesse du village de Visan provient de sa longue occupation, d’abord romaine puis médiévale et moderne. Au XVème siècle, le village accueille la première confrérie des vignerons et perpétue encore aujourd’hui cette longue tradition viticole.
Nous avons trouvé le village magnifique, fleuri, accueillant des Hôtels particuliers de charme comme l’Hôtel Pelissier datant de la Renaissance.

Dans tous ces villages, la végétation est l’élément m’ayant le plus marqué : sauvage tout en étant contrôlée, et qui contraste avec la couleur jaune du calcaire coquillé caractéristique de la région. Le village de Visan en est le parfait exemple.

Roussas

Bien que nous n’ayons fait que passer, nous nous sommes arrêtés prendre au moins ces deux clichés du village perché de Roussas, situé à une dizaine de kilomètres de Grignan. Sur ces images, vous pouvez admirer la tour quadrangulaire de l’ensemble castrum, au coté de la chapelle romane Saint-Germain, attestée dans les textes dès le XIème siècle.

Aiguebelle

Nous avons également pris le chemin de l’Abbaye d’Aiguebelle, toujours en fonction, et qui accueille une communauté de 19 moines.
Nous ne sommes pas restés longtemps : nous avons fait le tour de l’enceinte extérieure mais nous n’avons pas procédé à la visite des monuments à l’intérieur. Nous y retournerons certainement pour admirer la grande bibliothèque, qui rassemble plus de 90 000 livres !

Nous avons ensuite continué notre route vers la distillerie d’Eyguebelle, aujourd’hui indépendante de l’Abbaye mais qui continue de produire des sirop d’après les recettes ancestrales des moines. Nous en avons profité pour faire le plein : citron, pêche & hibiscus, lavandin ou encore pomelos.


Adresse : Domaine Eyguebelle : https://www.eyguebelle.fr/
3 chemin de la Méjeonne 
26230 VALAURIE – FRANCE

Voilà, notre petit tour de la Drôme s’arrête là – pour le moment. J’espère que cela vous aura plu et que cela vous donnera des envies de voyages dans cette belle région 🙂 !

Quelques sites pourraient d’ailleurs vous aider à préparer votre séjour :
https://www.dromeprovencale.fr/
https://www.ladrometourisme.com/
https://www.visitesendrome.fr/
https://www.drome-sud-provence.com/

À bientôt * <3*

Publicités

Carnet de voyage : la Drôme Provençale #2

Nos bonnes adresses

Bonjour à tous,

Cette semaine, dans ce second article de Carnet de voyage dédié à la Drôme provençale, je vous propose de revenir plus en détails sur les bonnes adresses sur lesquelles nous sommes tombés !

Vous êtes prêts ? 😉

Le Brigand ~ Suze-la-Rousse

Le restaurant « La Brigand » se situe au pied du château de Suze-la-Rousse, dans un écrin de verdure tout à fait paisible, au coeur du village.

Nous avons dégusté une cuisine très raffinée, mêlant parfois des produits sucrés avec du salé comme ma salade de Crudités, Gingembre et Orange ou encore des produits plus atypique comme la mayonnaise au café, accompagnant une belle viande rouge et une poelée de haricots.

Nous nous sommes régalés par les plats d’une très belle finesse, tant esthétique que gustative.

Formule du midi : entrée ou dessert + plat = 14 € // entrée + plat + dessert = 19 €

15 rue des remparts
Suze-La-Rousse, France
Site web

Chez Elles ~ Grignan

Le premier soir de notre séjour, nous avons fait une halte « Chez Elles », à Grignan. Le restaurant est associé à l’Hotel « La Bastide de Grignan », qui nous avait fait hésité avec notre chambre d’hôtes à Suze-la-Rousse. (Je vous ai déjà raconté dans l’article de la semaine dernière, ces petits détails qui nous ont fait craqué pour le Moulin de Champdurand, mais si vous arrivez par ici, vous pouvez le retrouver ICI ! 🙂 )

« Elles », Pascale et Camille, mère et fille, nous ont accueillis aux portes de leur hôtel, pour nous proposer une cuisine locale, authentique et riche en saveurs !

En entrée, nous avons opté pour un caviar d’aubergine et un gaspacho à la glace brebis ! Puis ont suivi les plats de « résistance » qui nous ont littéralement CONQUIS ! De mon coté, j’ai préféré le coté « terre » avec une plancha à trois pièces : magret de canard, côtelette d’agneau & araignée de porc ; de l’autre côté, T. a préféré le coté « mer » en choisissant un pavé de thon. Que ce soit pour la viande ou le poisson, le choix des pièces et leur cuisson étaient parfaites … Mais ajoutez à cela une sauce un peu aigre douce pour moi et soja & sésame pour T. et votre plat a atteint la perfection !

Nous avons eu un véritable coup de cœur pour ce restaurant que je vous invite vivement à découvrir si vous passez en Drôme provençale.

(photo : Facebook « La Bastide de Grignan & Chez Elles »)

Entrées entre 8 et 9 €, plats entre 18 et 21 € et dessert entre 7 et 8 €

120 chemin de Bessas
26230 Grignan
Site web
Facebook
Instagram

La Table du Moulin ~Suze-la-Rousse

Pour ce restaurant, pas besoin d’aller bien loin ! Nous étions en effet sur place puisqu’il s’agit du restaurant de notre chambres d’hôte du Moulin de Champdurand ! En 2 minutes, nous étions installés au milieu des oliviers et du chant des cigales !

Ce soir là, nous nous sommes tous les deux laissés tentés par le coté « mer ». L’entrée se composait d’une fleur de courgette farcie à la mousseline de poisson, une gambas et jambon cru du Périgord. Le plat principal comprenait d’un demi-homard et noix de Saint-Jacques à la vinaigrette citron & basilic. En dessert, j’ai craqué pour un jubilé de cerises et T. pour une pana cota revisitée, surmontée d’un dôme chocolat drômois Valrhona* et d’une glace pêche de vigne.

Nous avons très bien mangé : la cuisine est raffinée & délicate ; les produits sont choisis avec soin.

Menus du soir 29 € ou 42 €

972 Champdurand,
26790 Suze-la-Rousse
Site web

L’Épicurieux ~ Grignan

Impossible de venir dans la Drôme et de ne pas déguster de bonnes ravioles. Il se trouve que l’Épicurieux à Grignan offre une carte sensationnelle de gratins de ravioles divers et variés. Il y en a pour tous les goûts et tous les prix.

Le restaurant se situe légèrement en contrebas du château et offre une première terrasse en dehors du restaurant, offrant une vue magnifique sur le village bas, et une seconde terrasse couverte située à l’étage. Nous avons été très bien accueillis et surtout très bien servis.

Ce soir-là, nous avons donc mangé « local ». En attendant nos deux gratins, nous avons choisi deux bière Markus, dont la brasserie est localisée sur la commune de Saoû, au sud-est de Crest : une blanche et une blonde qui étaient toutes deux excellentes, très parfumées. Pour en savoir plus sur la bière Markus, allez faire un tour par ICI !

Nos deux gratins sont arrivés très rapidement et servis accompagnés d’une salade (pour la fraîcheur, car il faisait en effet encore plus de 30 degrés à 21h !). Nous avons dégusté un gratin de Ravioles, Saint-Jacques & Chorizo pour ma part, et Ravioles & truffes blanches d’été pour Mr. Un régal !

En dessert, nous nous sommes laissés tenté par une coupe de glaces, que j’ai choisi avec un petit supplément chantilly.

16, rue Montée-du-Tricot 
26230 Grignan
Site web

***

Voilà les quelques adresses, qui je l’espère, vous donneront envie de découvrir les spécialités et la tranquillité de la région !
La semaine prochaine, ce sera une visite guidée des jolis villages que nous avons traversés … Restez connectés !

Carnet de voyage : La Drôme Provençale #1

Cadre & paysages

« Pas besoin de partir loin pour se sentir bien »

Cela a été ma devise durant ce (court) séjour. Car oui, on n’a pas besoin de partir à l’autre bout du monde pour profiter ! Et puis, la Drôme Provençale c’est grand mine de rien et il y a tant à voir et à faire en cette période estivale que quelques jours ne suffisent pas !

Nous sommes partis à Suze-la-Rousse, au sud-ouest du département à la limite avec le Vaucluse. Nous ne souhaitions pas faire beaucoup de route afin de ne pas perdre trop de temps et surtout, afin de limiter la fatigue … Le mot d’ordre du séjour a été : repos. Avec la canicule, nous n’aurions pas pu suivre un programme surchargé dans tous les cas …

Dans cette série d’articles « Carnet de voyage : la Drôme Provençale », je vous emmène avec nous découvrir nos villages de cœurs, nos belles adresses, nos visites et nos petits plaisirs »

Ce séjour n’était pas au programme de l’été. Mais les fortes chaleurs des dernières semaines et la fatigue accumulée depuis plusieurs mois nous ont finalement motivés à prendre quelques jours de repos bien mérité.

Quatre jours, trois nuits dans la Drôme Provençale : voilà mots pour mots ce que nous avons cherché et après de longues hésitations devant des chambres d’hôtes et des gîtes plus attractifs les uns que les autres. Nous avons porté notre dévolu sur le Moulin de Chamdurand, à Suze-la-Rousse, et sommes passés par la plateforme Booking.com pour notre réservation.

Le Moulin de Champdurand, Suze-la-Rousse

C’est en effet le Moulin de Champdurand qui a su faire la différence avec des petits détails auxquels nous portions une très grande importance : un petit déjeuner inclus, la présence d’une très belle piscine dans un jardin très bien entretenu, une chambre avec salle de bain très bien aménagée, un restaurant attenant, mais surtout, la possibilité de se faire masser. Le tout, dans notre budget. Bref, la tranquillité assurée.

La chambre d’hôte prend place dans une maison de maître datée du XIXème et située au bord du Lez, au nord du village de Suze-la-Rousse. Elle domine un vaste champ de cinq hectares arboré de fruitiers et de chênes truffiers, habillé d’une magnifique piscine en arc-de-cercle. Elle est entourée d’une haie de lauriers, lourds de fleurs blanches, roses, fushia… 🌸.

Photo de cet établissement dans la galerie
(photo par le Moulin de Champdurand, pour Booking.com)

Nous avons été adorablement accueillis par Maryline, la maîtresse des lieux, et menés à notre chambre. Gros coup de cœur pour la déco élégante mais aussi pour les produits régionaux présentés : savon Marius Fabre senteur lavande ou encore rose… Ils ne nous ont d’ailleurs pas laissés indifférents ! Je vous monterai !

Mais notre gros crush du séjour, cela a biensûr était le petit déjeuner de foliiiiie ! Chaque matin, Maryline propose une table gargantuesque.

  • Au menu, du sucré : plusieurs types de gâteaux, des croissants, des fruits, du pain – accompagné de différentes confitures, du miel ou encore de la pâte à tartiner – des fruits. Vous pouviez également vous servir du fromage blanc et l’agrémenter de céréales, de fruits secs variés, ou encore de fruits frais.
  • Au menu du salé, vous n’étiez pas en reste non plus : fromages, charcuteries, pain ou encore œufs …
  • En boisson, on vous servait celle de votre choix : thé, café, jus d’orange … De quoi être bien rassasiés !

Nous avons adoré cet endroit et vous recommandons vivement de vous y arrêter où de venir vous ressourcer en Drôme Provençale !

Sur la route

Sur notre chemin en direction du Moulin, nous sommes passés par de jolis villages dont je vous parlerai dans un prochain article ( 😉 ).

Tout au long du séjour, nous avons pris le temps de nous arrêter au bord des routes pour admirer les paysages et prendre quelques photos. Quel plaisir de rencontrer des champs de vignes à perte de vue ! Nous nous sommes même arrêtés sur les hauteurs de Grignan pour admirer le château de la Marquise à travers leur feuillage.

Nous avons également repéré un domaine viticole – le Domaine du Jas – que nous avions découvert au Salon des Vignerons Indépendants à Lyon, et avons décidé de s’y arrêter.

Le domaine du Jas se situe sur la route qui relie Grignan à Suze-la-Rousse et fait partie des appellations des Côtes du Rhône, Côtes du Rhône Villages et Côtes du Rhône Village Visan. Ce domaine familial, tenu par la famille Pradelle depuis des générations, regroupe 38 hectares de vignes cultivées en agriculture biologique depuis 2001. Les vins sont issus de différents cépages : Syrah, Grenache, Viognier ou encore Mourvèdre, Cinsault et Grenache blanc – des cépages plus confidentiels.
Nous avons été accueillis par Pierre Pradelle, qui tient aujourd’hui les rênes de ce vaste domaine. Nous avons retrouvé avec plaisir le vin que nous avions découvert durant le Salon des Vignerons Indépendants : le Syraphaël, qui est un assemblage de 95% de Syrah et de 5% de Viognier ; le Serre du Roule qui est un 100 % Grenache très fruité ; ou encore le Côte du Rhône Villages « Visan », composé de 80 % de Syrah et de 20 % de Grenache.

Résultat de recherche d'images pour "domaine du jas"

Adresse et ouverture du caveau :
2935 Route de Baume de Transit, 26790 Suze-la-Rousse ; 
Lun-Sam 10:00-12:00, 14:00-19:00

Nous avons aussi croisé quelques champs de lavandes encore en fleurs. La plupart avaient déjà été récoltés mais leur odeur était encore bien présente dans l’air, pour notre plus grand plaisir ! Nous avons aussi craqué par des petits produits à base de lavande, car on ne nous arrête plus ! (Je vous en parle bientôt 🙂 )

Mais si nous sommes arrivés trop tard pour les lavandes, nous avons néanmoins pu profiter des jolis champs de tournesol avant la récolte. Celui-ci me faisait de l’œil depuis notre arrivée et nous avons fini par nous y arrêter pour profiter du soleil couchant !

Un cadre comme on en rêvait : calme et apaisé, majestueux par son architecture et son histoire, aux paysages colorés ! J’espère que ce premier carnet vous aura plu 😉 !

Rendez-vous dans une semaine pour le prochain article consacré à la Drôme !

* Stay tuned *

Le chant des lavandes – Drôme #2

La lavande, quand on s’approche d’un peu plus près, c’est comme une chanson. Les abeilles forment les choeurs, le vent siffle entre les brins et nous transporte ailleurs … C’est une chanson douce qui sent l’été et le Sud.

13072015-DSC09561

12072015-DSC09530

Pour la petite histoire (car je n’ai pas pu m’empêcher de faire quelques recherches et le site du Musée de la Lavande m’ a beaucoup appris …), la lavande serait d’origine Perse. Utilisée par les Égyptiens, les Grecs puis les Romains, ce n’est véritablement qu’au Moyen-Âge que l’on retrouve des traces du terme de « lavande ». Durant l’Antiquité, Pline l’Ancien (naturaliste) ainsi que Dioscoride (médecin et botaniste) mentionnent la lavande à travers les termes « Aspic » et « lavandula stoechas« . Pour ces auteurs, la lavande constitue l’une des « plantes précieuses » et est déjà utilisée pour ses vertus médicales et purificatrices. Le mot lavande vient d’ailleurs du latin lavare qui signifie « laver ».

12072015-DSC09507

13072015-DSC09553


On peut reconnaitre aujourd’hui différentes variétés de lavande :

La Lavande fine (Lavandula augustifolia / vera / officinalis de la famille des Lamiaceae) est la variété la plus connue et celle que l’on retrouve en Provence. Elle est cultivée pour la fabrication d’huile essentielle, obtenue à partir des rameaux encore en fleurs. C’est elle qui est utilisée ensuite pour les parfums et se marie très bien avec des essences de bergamotier, de citronnier, les huiles essentielles de géranium bourbon, de pin sylvestre, de romarin officinal, de rose de Damas ou encore de sauge sclarée. La liste de ses bienfaits et indications est longue mais je vous en donne quelques exemples. La lavande est ainsi bien connue pour ses propriétés calmantes, anti-inflammatoires et anti-infectieuses, anti-parasitaires (comme les poux !), elle aide à la concentration, a des effets cicatrisants … Elle agit de ce fait sur le stress et l’anxiété, les troubles du sommeil et de la concentration, sur les crampes musculaires ou spasmodiques. Elle est un très bon régénérant cutanée (elle va notamment être utilisée en cas de brûlures, pour des plaies, les irritations). La liste n’est pas complète mais s’il y a bien une huile essentielle à avoir chez soi, c’est bien celle-ci !

L’Aspic (Lavandula spica ou latifolia de la famille des Lamiaceae) est un arbrisseau légèrement plus grand que la lavande fine. Elle est connue pour fleurir au mois d’août. Elle a des propriétés anti-infectieuses et anti-inflammatoires et peut servir d’insectifuge et a des propriétés cicatrisantes. Elle est utilisée dans le cas d’infections respiratoires, cutanées, de grippe, d’herpès ou de zona, de candidose (infection des muqueuses), de douleurs articulaires ou névralgiques, les brûlures ainsi que les piqûres d’insectes.

Le Lavandin, que l’on nomme étagalement « spigure » en Provence, paraît-il, est un hybride naturel entre l’aspic et la lavande fine. Le lavandin pousse en basse altitude et est plus résistant que les deux premiers. Il existe encore plusieurs sous-variétés comme le lavandin super, le lavandin abrial et le lavandin grosso. L’huile essentielle de lavandin est davantage utilisée dans la savonnerie et la parfumerie, bien que son odeur soit moins prononcée que celle de la lavande fine. Elle admet cependant les mêmes propriétés que les deux premières.

Ceci était un bref aperçu des qualités des différentes qualités de lavande. Pour en savoir plus, je vous conseille le Grand Guide des Huiles Essentielles, de Fabienne MILLET (ed. Marabout Référence), sur lequel je me suis basée pour ces petits descriptifs.

Quelques photos pour s’évader …

12072015-DSC09519

* Ces photos ont été prises sur la commune de La Bégude de Mazenc et de Grignan (vous avez sans doute reconnu le château de Madame de Sévigné en arrière plan!).

A bientôt
* ❤ *

Au détour d’une ruelle – Drôme #1

Le week-end dernier, je suis redescendue me ressourcer dans ma famille en Drôme Provençale pour Pâques. Au programme : du repos, du soleil, des repas et beaucoup d’amour !

J’ai eu envie de partager avec vous trois lieux où je me suis rendue et qui pourraient vous donner des idées de séjour !

Le Poët-Célard : entre plaine et montagne

Samedi, nous sommes partis en expédition au Poët-Celard pour profiter du beau temps avant les orages prévus en fin d’après-midi.

31032018-20180331_145125

Le Poët-Celard est un village perché, comme on en trouve beaucoup dans la Drôme, situé au nord de Dieulefit et au sud-est de Crest. Le village est notamment connu pour son château, mentionné pour la première fois en 1278.

Grâce à son emplacement privilégié, le château bénéficie d’une vue dégagée sur la vallée du Roubion et sur la forêt de Saoû. Ce jour-là, les Trois-Becs étaient encore enneigés et nous rappelaient que l’hiver venait juste de faire place au printemps. Nous avons gravi les premières marches du village. Les petites ruelles exiguës et pavées nous ramènent directement quelques siècles plus tôt, à l’époque des Poitiers puis de la famille Blain.

En 1830, la dernière Comtesse lègue le château au curé du village, puis en 1985, il devient propriété communale. À partir de cette date, de nombreuses restaurations ont lieu pour redonner vie au village et à son château.

20180331_145730

Aujourd’hui, le château s’est transformé en salle de réception moderne accompagnée de chambres qui peuvent être louées pour des festivités (mariage etc…)

Nous nous sommes quelque peu attardés sur la terrasse, qui offre une vue à 360° et avons pris le chemin du retour.

Retour en image sur notre petite promenade !

31032018-20180331_145919

31032018-20180331_151710

Manas

Manas

Dimanche, après une première plancha sur la terrasse sous un soleil radieux, nous sommes partis pour une autre promenade à Manas, où se déroulait un vide grenier. Le village se situe à quelques kilomètres de Pont de Barret et de Charols et se trouve au pied de la montagne Sainte Euphémie, bien connue des randonneurs. C’est un des rares « village botanique » de la Drôme et offre plus de 150 variétés d’arbres rares et méconnus.

Comme le Poët Célard, le village a gardé sa forme médiévale incarnée par sa muraille et ses bastions entourant le château, situé sur les hauteurs. La construction de l’église date du Xe siècle et fût restaurée en 2007.

01042018-20180401_163632

Châteauneuf-de-Mazenc

Sur le chemin du retour, nous avons fait une halte à Châteauneuf-de-Mazenc, la partie haute de mon village d’origine.

p1070256
Photo : La Drôme Tourisme

À l’époque médiévale, un imposant château prenait place sur la colline et dominait la plaine s’étendant jusqu’au Rhône et à l’Ardèche. Aujourd’hui, seules quelques pierres ne persistent, recouvertes sous une épaisse végétation constituée de ronces et de pins … Associée au castrum, une petite chapelle s’élève du haut de la colline : la chapelle Notre-Dame-du-Mont-Carmel, édifiée au XIVe siècle et réédifiée au XVIIIe qui offre, elle aussi, une vue imprenable sur la plaine.

01042018-20180401_173031

Le « vieux village », comme on l’appelle chez nous, se développe sur le versant ouest de la colline et possède encore ses trois portes médiévales et une bonne partie de ses murailles. De petites maisons, anciennes boutiques, se concentrent le long de la Grand’rue principale et des ruelles étroites qui s’y rattachent (les soustets ou petits passages couverts). Le village est doté d’un beffroi, construit dans la maison consulaire, qui se verra doté en 1560 d’une horloge mécanique. La porte de l’Église, située à l’est du village, ouvre sur l’Église Saint-Pierre, détruite une première fois en 1395 puis reconstruite 5 ans plus tard. Le clocher date, quant à lui de 1478.

01042018-20180401_173403

01042018-20180401_175420

01042018-20180401_175234

Au XIXe siècle, le village moderne ou « nouveau village » se développe en contrebas de Châteauneuf, dans la plaine et prend le nom de la Bégude-de-Mazenc. « Bégude » vient du nom de la petite auberge située non loin du gué permettant de traverser le Jabron. Le village dispose d’un immense parc dans lequel se trouve le château privé qui fût la résidence d’été du Président Emile Loubet (entre 1899 et 1906). Aujourd’hui, ce parc communal accueille des aires de jeux pour enfant, un lac avec ses cygnes, des tables de pique-nique et de nombreux points ombragés.

Notre petite visite de la Drôme prend fin et j’espère qu’elle vous aura donné envie de vous rendre à votre tour dans cette belle région, à seulement 2h (au grand maximum) de Lyon ! Pensez aux ponts du mois de mai !

Belle semaine à tous

*<3*

Pour en savoir plus …

Mairie La Bégude-de-Mazenc

Tourisme au pays de Dieulefit

Montélimar tourisme

Site officiel de la Drôme Provençale

Vallée de la Drôme

Le Poët Célard